1967 - Mort d'un Président - Novembre 1963

 


Par une belle soirée d'octobre 1961, le Président John Kennedy et William Manchester s'entretinrent pendant trois heures et demie, dans le salon ovale, à la Maison Blanche. D'abord les interlocuteurs restèrent assez distants; W. Manchester écrivait alors son "Portrait of a President". Mais bientôt ils se mettent à bavarder comme deux hommes qui ont passé maintes années, et les mêmes, aux mêmes endroits. Tout deux sont enfants du Massachusetts. Durant la seconde Guerre mondiale, à Guadalcanal, le "marine" Manchester n'était séparé que par un mince détroit de la base de la vedette PT 109 de Kennedy, à Tulagi. Ils étaient revenus du Pacifique avec la même décoration : le "Purple Heart". Leurs filles avaient le même âge, ils avaient parcouru les mêmes pays étrangers et ils s'intéressaient avec la même passion à l'histoire des Etats-Unis.

Deux ans plus tard, après l'assassinat du Président Kennedy, Mrs Kennedy comprit qu'il lui faudrait, comme ceux qui avaient vécu dans l'entourage de son mari, confier à un mémorialiste sérieux les souvenirs que tous gardaient de cette tragédie nationale. Avec le Sénateur Robert Kennedy, elle demanda à William Manchester d'écrire une histoire de l'assassinat et des jours qui l'avaient immédiatement précédé et suivi.

Sur l'invitation du président de la Cour suprême, W. Manchester eut le privilège de suivre l'enquête de la Commission Warren. En même temps, il s'était constitué son propre réseau d'information. Ayant établi son quartier général aux Archives Nationales, il travailla pendant deux ans, à raison de douze à quinze heures par jour, se livrant à une enquête historique minutieuse qui l'entraîna au Texas et en divers points des Etats-Unis; il accumula quarante-cinq volumineux dossiers comprenant des transcriptions de bandes magnétiques, des textes sténographiés, des documents et des pièces à conviction, dont la totalité sera déposée à la Bibliothèque Kennedy. Enfin, il acheva, en Nouvelle Angleterre, un manuscrit de 1.400 feuillets, non pas destiné à la famille, mais qui relate dans ses moindres détails une tragédie nationale et personnelle.

Tous ces efforts ont abouti à un récit au souffle puissant qui, comme le dit son éditeur américain, Harper and Row, est tout à la fois un monument d'érudition historique et une œuvre littéraire remarquable.


William Manchester - Robert Laffont - 1967 - 749 pages

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Date de dernière mise à jour : 09/09/2013